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France : Des bébés et des pépés
Le principe : faire voisiner, à part égale, des retraités de plus de 60 ans et de jeunes couples avec au moins un enfant de moins de 5 ans. Les 76 logements sociaux qui forment la résidence ont ainsi été attribués, outre les critères de revenus, sur des critères d’âge, afin de favoriser la mixité générationnelle. Quelque 140 locataires sont de l’aventure, auxquels viennent s’ajouter les 14 résidents du domicile collectif pour personnes physiquement dépendantes et leurs 6 voisins du domicile protégé pour personnes psychiquement dépendantes, deux structures implantées au rez-de-chaussée de l’un des immeubles. Un accueil de jour pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, une halte-garderie, un relais assistante maternelle, une ludothèque, un restaurant scolaire, une salle de quartier et un point accueil services, lieu d’animation et de médiation du quartier, complètent le tableau de ce véritable « complexe » intergénérationnel.
À l’origine de ce concept architectural, un constat opéré par la municipalité au milieu des années 1990 : face au vieillissement croissant de la population locale, les structures d’hébergement pour personnes âgées manqueront bientôt à Saint-Apollinaire. À l’époque, la construction du Val-Sully est justement à l’ordre du jour : le maire, Rémi Delatte, imagine alors d’intégrer à l’intérieur de ce nouveau quartier un lieu de mixité générationnelle, comprenant à la fois des hébergements pour personnes âgées et des structures dédiées à la petite enfance. Pour mener à bien le projet, trois acteurs locaux mobiliseront leurs compétences autour d’un partenariat inédit : l’Opac de Dijon prendra ainsi en charge la construction et la gestion des logements, tandis que la municipalité de Saint-Apollinaire et la Fédération dijonnaise des oeuvres de soutien à domicile (Fedosad) assumeront respectivement la gestion des services enfance et animations, et celle des structures gérontologiques. Cerise sur le gâteau : chaque partenaire s’engage à verser une contribution annuelle de 3 000 euros, destinée à financer un programme d’animations dans le quartier.
Source : http://www.politis.fr
Un
texto escrito por
LN, FIAPA Data
10-01-2006
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